Le blé, l’oseille et le bouleau ★ performance ★ 30 min ★ Festival des Arts Mutants, INACT, Strasbourg ★ mai 2024
« Côté cours magistral ou côté jardin du capital, il s’agira de décortiquer les plantes de carrière de trois végétaux fiducaires. »
Une professeure expose sa théorie au public, dans un registre pseudo-scientifique, humoristique, poétique et politique. Le blé, l’oseille et le bouleau, végétaux aux noms faisant référence à l’argent et au travail, se révèlent être les alliés métaphoriques d’un discours anticapitaliste à propos de l’exploitation des corps et des ressources naturelles, du mercantilisme, de l’agriculture et de la circulation des énergies. Au moyen d’analogies, de jeux de mots, de superpositions d’images et d’allitérations, les concepts et les symboles sont utilisés ici comme des matériaux malléables, dont le sens ne cesse de se métamorphoser, se contaminer, se multiplier, pour proposer un questionnement ludique sur les modes de discours qui fondent un savoir dit légitime.
« Au profit des bourgeois printaniers, le bouleau travaille à la chêne,
là où le peuple y est.»


« Il répondit au zèle des abeilles ambitieuses : Si c’est pour faire partie d’une secte d’insectes au but inné, non merci ! Je préfère encore le neck tard que que le cou tôt à tartiner [..] Les abeilles vendent la pro-polis (pour la typo, pas la milice). »

« Le blé est mené à la baguette pour avoir sa part du gâteau [..] Sans relâche, il fabrique des spéculoos, des taux de croissants, des financiers (avec beaucoup d’amandes à payer), le tout agrémenté d’huile de coude de très mauvaise qualité. »

« Les plus opiacés ne savent pas vraiment ce que vaut un pavot, ou ce qu’il y a sous les pavés. Iels ne connaissent que les plages horaires. Voire, hors-air. »

extraits du diaporama
































photos de Le blé, l’oseille et le bouleau par C. De Barry





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